The game of love and chance
Scénographie I Théâtre I 2012

Le jeu de miroir créé par Marivaux dans cette danse de faux semblants est démultiplié par la présence sans cesse magnifiée du corps des acteurs sur scène par les miroirs et la lumière.

 

L’espace est un entre deux. D’abord un lieu de passage, un espace dénué de fonction propre. Puis celui-ci s’ouvre sur un autre espace qui multiplie toutes les possibilités sans en résoudre le sens. Un plus grand nombre de portes rend l’extérieur encore plus vaste mais ne le définit pas davantage. Il s’agit en fait d’un faux grand espace dont la vastitude n’est due qu’à la multiplication donnée par les miroirs. Finalement, il s’ouvre sur un lieu indéterminé, éminemment théâtral puisque ce n’est qu’au théâtre qu’une telle géographie peut exister. Nous sommes dans un espace qui ne dit jamais son nom, qui se transforme sans jamais franchement se définir et qui crée l’illusion de la perte des limites alors qu’elles ne disparaissent vraiment jamais.

De Pierre de Marivaux

Traduction de Nicolas Billon

Mise en scène de Matthew Jocelyn

Costumes de Linda Brunelle

Éclairage de Luc Prairie

 

Une production du Centaur Theatre, Montréal et du Canadian Stage, Toronto.